Régulation sur le nouveau génie génétique: Notre Position
En collaboration avec une large alliance d'une soixantaine d'organisations de soutien, le ASGG indique dans une prise de position les lignes rouges à ne pas franchir.

La proposition de déréglementation – un désastre pour la liberté de choix et le principe de précaution – doit encore être approuvée par le Parlement européen dans une dernière étape. (Image : Laura Mazzei, Unsplash)
IUCN/Marcus Rose/Workers Photos
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Le 28 janvier, la commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire du Parlement européen (ENVI) a adopté la proposition de règlement visant à déréglementer les nouvelles techniques génétiques. Ce projet était le résultat des négociations tripartites entre le Parlement, le Conseil et la Commission début décembre dernier. Avant même la décision de l'ENVI, le projet de règlement avait suscité une opposition massive. Plus de 45 organisations ont demandé dans une résolution que le projet soit rejeté. Le vote final du Parlement européen sur la loi est attendu en mars.

Le Tribunal Monsanto qui s’est déroulé à La Haye les 15 et 16 octobre 2016 a permis à 24 victimes de la multinationale américaine de faire entendre leur voix devant cinq juges internationaux.
Le Tribunal International Monsanto est un tribunal d’opinion « extraordinaire » créé à l’initiative de la société civile afin d’éclairer les conséquences juridiques qui découlent de certaines activités de la firme Monsanto. Après 26 semaines de travail suivant un examen exhaustif et rigoureux des témoignages, d’études scientifiques et des sources de droit, les cinq juges du Tribunal International Monsanto ont présenté publiquement leurs conclusions et recommandations le 18 avril 2017 à La Haye.
Les juges concluent que Monsanto a porté atteinte aux droits fondamentaux des droits de l'homme. La société s'est engagée dans des pratiques qui ont un impact négatif sur le droit à un environnement sain, le droit à l'alimentation et le droit à la santé. Egalement, la conduite de Monsanto affecte négativement le droit à la liberté indispensable à la recherche scientifique. Enfin, concernant le crime d’écocide, le Tribunal conclut que s’il était reconnu dans le droit pénal international, les activités de Monsanto pourraient constituer un crime d’écocide.

Le tribunal de l’UE a débouté les opposants au soja transgénique. Photo : fotolia
Le tribunal de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a rejeté le recours d’organisations non gouvernementales qui contestaient l’autorisation de mise sur le marché, en Europe, du soja transgénique Intacta de l’américain Monsanto, concluant que les risques avaient été examinés conformément aux dispositions légales. Autorisé à l’importation et à l’utilisation dans l’alimentation humaine et animale sous le sigle MON87701 x MON89788, le soja en question, cultivé principalement au Brésil sous la marque Intacta, est issu d’une combinaison spéciale de différentes propriétés : il produit un insecticide – aussi appelé toxine Bt – et tolère en même temps l’herbicide glyphosate.
Le Tribunal Monsanto qui s’est déroulé à La Haye les 15 et 16 octobre 2016 a permis à 24 victimes de la multinationale américaine de faire entendre leur voix devant cinq juges internationaux.
«Au Burkina Faso, le coton transgénique, c’était un choix politique, imposé. La qualité de notre coton s’est beaucoup dégradée, les paysans ont tout perdu. Mais nous sommes en train de chasser Monsanto». Ousmane Tiendrébéogo est venu du Burkina Faso pour témoigner, avec beaucoup d’émotion et de dignité, devant le Tribunal Monsanto. A l’instar de paysans sri-lankais, canadiens, mexicains, étatsuniens, argentins et français qui ont raconté l’empoisonnement de leurs terres, de leur corps, de leur eau par le glyphosate de Monsanto. Et leur quête désespérée de justice face aux dommages subis.